POINT G, le webmag qui vous titille
Comme toujours - Votre site internet sur mesure

Le gros dossier

Stencil History X

10 questions à C215

10 questions à C215
POINT G a soumis le même questionnaire à quelques uns des artistes pochoiristes de Stencil History X. C’est ici C215 qui s’y colle.

1 - Quelle est votre conception du pochoir ?
Le pochoir offre un temps de travail optimal pour poser très rapidement et sans autorisation une peinture dans la rue. A fortiori il me permet aussi de reproduire cette peinture, mais avec parcimonie et si possible très loin…

2 - Quelles sont vos influences ?
Multiples : de Holbein au Caravage via Gericault, et jusqu’à Pignon-Ernest. Dan23, Carricondo et Swoon pour les modernes.

3 - Avez-vous un personnage, un dessin ou un motif fétiche ?
Ma fille Nina, qui a 5 ans.

4 - Le pochoir, pour vous, c’est mieux avec ou sans ordinateur ?
Sans, car les filtres Photoshop privent de toute créativité stylistique. Néanmoins, la préparation sur Photoshop de combinaisons d’images pour en détourner le sens, comme le fait Banksy, est aussi très efficace lorsqu’il s’agit d’exprimer une idée. Tout est possible, il faut choisir ce qui convient le mieux à sa personnalité.

5 - Quelle est votre musique du moment ?
“54-46 That’s My Number” de Toots and the Maytals.

6 - Qu’est-ce que les gens disent lorsqu’ils vous regardent faire vos pochoirs ? Je ne sais pas vraiment, car j’ai le dos tourné et je ne m’occupe pas beaucoup d’eux ! En général je pense qu’ils apprécient.

7 - Racontez un moment insolite lors de la réalisation d’un de vos pochoirs.
 ?

8 - Si on vous donne le budget nécessaire, quel projet fou mettriez-vous en place ?
Je voudrais peindre intégralement un quartier de favela, à Diadema, Sao Paulo, de toutes les couleurs, avec la contribution d’autres artistes…

9 - Le pochoir est un art de rue, est-ce que cela veut forcément dire que c’est un art engagé ? Hélas pas toujours, car le commerce et la publicité ne sont jamais très loin, mais le pochoir de rue naît de la contestation politique. En Espagne, au Brésil, en Grèce, sous les généraux, le pochoir était un moyen rapide et efficace de placarder ses idées. Il est passé par l’âge punk et rock, ce qui a entretenu ce côté contestataire… Mais la mode actuelle pousse davantage les artistes pochoiristes vers les salles des ventes que sur le chemin de la contestation.

10 - Comment voyez-vous l’avenir du pochoir ?
Je pense que tout ceci n’en est encore qu’à son début.

Publié le mardi 5 août 2008

Répondre à cet article