musique generative

Il est devenu habituel de voir le numérique et le virtuel s’inviter dans les salles d’expositions avec une réussite que les moyens techniques actuels rend enfin possible. Tant et si bien que l’art numérique aujourd’hui oscille entre jeu vidéo, animation, dessin, code, montage, électronique, arduino, mécanismes et autres installations… De magnifiques ponts sont ainsi érigés pour que l’imaginaire ne soit plus modelé selon les inspirations de l’artiste, mais bien pour que l’imaginaire du public s’accorde une place de choix dans le monde de l’art, celle d’un acteur plus que d’un observateur, qui saura marquer le monde de l’art par le simple fait qu’il y aura jeté un œil.

Qui crée, qui compose, qui fait quoi ?

Ainsi, on l’aura compris, le public devient acteur, non pas qu’il aura son nom inscrit à l’entrée du musée, de la salle d’exposition ou de la galerie, mais plutôt que l’artiste aura tout fait pour introduire le spectateur dans son œuvre. Cette démarche n’est pas née d’hier, comme pourront le rappeler les Pénétrables de Soto, ou encore les œuvres troublantes de Dali, qui invitait le spectateur à suivre la pensée décousue d’un esprit tourmenté et alambiqué.
Aujourd’hui, l’objectif n’est que sensiblement différent, dans ce sens qu’il s’agit de donner à voir au spectateur son propre impact, sa propre mise en situation : son propre corps, les gestes, ses réflexes, ses pensées, etc, qui ne font plus qu’un avec l’œuvre. On assiste ainsi à un véritable jeu entre l’imagination de l’artiste et le corps du spectateur, l’imagination du public et le corps de l’œuvre.

Et quelles limites ?

Ainsi, avec la musique qui saura être générée en fonction de facteurs extérieurs ou des images qui pourront avoir le mérite d’être singulièrement uniques, l’idée de série devient bien trouble, et l’œuvre d’art en elle-même quitte le cadre rigide et formé de la toile. La musique elle-même, donnée à écouter dans des cadres jusqu’alors réservés à d’autres pratiques pourra devenir un véritable élément de l’art contemporain, qui mêlé à l’image et à la forme vient donner un tout nouveau sens aux mots « assister, contempler, agir, écouter, participer, …»

On l’aura compris, l’art aujourd’hui ne se passe plus dans le cadre rigide et froid de la toile blanche. La musique ne se lie plus sur partition, et les couleurs se ressentent plus qu’elles se distinguent… Un monde aujourd’hui sens dessus dessous, qui pourra pour chacun renvoyer sa teinte, son son, son intensité, et sa force… Un monde à voir à entendre et à composer que les artistes rendent accessible…

Le génératif comme forme d’art aux mille visages

Catégorie : Art et musique
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